Ma Divine comédie
Oeuvre en cours
Le projet s’appuie sur la structure du texte de Dante : L’Enfer, le Purgatoire, le Paradis, proposée ici dans une lecture contemporaine.
Chez Dante, cette structure décrit le chemin de l’âme vers la lumière. Dans cette œuvre, elle devient une trajectoire de reconstruction après une expérience d’emprise.
L’ensemble propose une traversée en trois temps : la chute, le travail de réparation, puis une élévation encore en devenir. Il explore les mécanismes de domination, de perte de repères et de réappropriation progressive, à travers une mise en espace et en matière.
​
L’Enfer
L’Enfer représente le chaos intérieur, la perte de repères.
Il est conçu comme une descente dans la matière, un espace de confusion où les structures se délitent.
Cette partie de l’œuvre aborde la violence de l’emprise — visible ou invisible — et la dissolution progressive de l’individu qu’elle engendre.
​
Le Purgatoire
Le Purgatoire n’est pas ici une punition, mais un temps de réparation.
Il donne à voir un travail de découpe, où la douleur coexiste avec le mouvement et la répétition du geste.
La reconstruction apparaît comme un processus lent, exigeant, qui ne se fait pas sans tension.
La cadence du geste instaure un rythme régulier, presque ouvrier, une pulsation qui permet de continuer, de réorganiser, fragment après fragment.
Chaque découpe devient respiration, chaque enchaînement participe à une remise en ordre progressive.
Le Paradis
Le Paradis figure l’élévation, la lumière après la nuit.
Il n’est pas présenté comme un état achevé, mais comme un horizon en construction.
Sa position suspendue, volontairement basse, traduit une élévation progressive, qui se construit dans le temps.
La verticalité n’est pas idéalisée : elle se gagne lentement, par strates successives.
Cette partie de l’œuvre évoque une transformation où la douleur se métamorphose.
​
Les Profils Bleus
Les profils bleus accompagnent l’ensemble de cette traversée.
Leur forme, volontairement épurée, tend vers des figures-signes plutôt que des visages identifiables.
Ils renvoient à des présences ouvertes, disponibles à l’interprétation.
Le bleu, couleur récurrente dans l’œuvre, évoque la profondeur, l’élévation et une dimension spirituelle.
Ces profils traversent l’installation comme des témoins silencieux, présents à chaque étape : la chute, la réparation, l’élévation.

L'enfer
Vue d’ensemble ici ; les textes, pour une lecture immersive, sont visibles uniquement sur place.


Le Purgatoire
Gestes répétés, découpe d’environ 5 000 à 6 000 profils sur deux rouleaux de 10 m, cadence ouvrière et travail de réparation.
Adaptation du processus pour le grand format : peinture d’un rouleau de 10 m, découpe en bandes puis profils et vernissage pour conserver rythme et intensité.


Que sont ces fragments, témoins de nos reconstructions ?


Le Paradis
Elévation en cours, installation suspendue, transcender la douleur en lumière.